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Les projets stratégiques à la MAIF

La publication des comptes le 28 mai a été l’occasion pour la direction générale du groupe de donner quelques précisions sur les projets stratégiques.

La Maif entre “dans une période d’investissement lourd” qui portera principalement sur les systèmes d’information et la refonte des offres, a expliqué le PDG Roger Belot pour expliquer la hausse des frais généraux, plus rapide que celle des cotisations.

Sur le plan stratégique, la Maif souhaite modifier la répartition de ses revenus entre assurance de biens et assurance de personnes, avec l’objectif de parvenir à une répartition à 75% pour les biens et 25% pour les personnes d’ici 2014, contre 85/15 actuellement.

La mutuelle lancera une offre bancaire au deuxième semestre, qui comprendra notamment un livret d’épargne “solidaire”, dont une partie des intérêts sera reversée à une oeuvre d’intérêt général, ainsi qu’une carte bancaire rechargeable à destination de la clientèle des jeunes.

Bien sûr, il a été également question de projet de coopération entre la MAcif et la Matmut qui doit se concrétiser d’ici la fin de l’année.

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La mise en place de Solvabilité 2, un projet à fort enjeu. L’exemple des mutuelles.


La mise en place de Solvabilité 2 dans une compagnie d’assurance, quelle que soit sa forme juridique, est un projet à fort enjeu stratégique. Après avoir été un sujet de débat très technique avec les actuaires, les comptables et les dirigeants, la construction du pilier 2 de la directive (la gestion des risques, la mise en place des contrôles internes, la gouvernance) devient un sujet opérationnel très concret à échéance 2012. La montée en puissance programmée de la fonction “risques” et de la fonction “contrôle interne” va certainement modifier l’organisation des pouvoirs au sein des compagnies. Si l’on convient avec Jean-Luc de Boissieu, Secrétaire Général du GEMA (voir ci-dessous des extraits de son interview dans l’Argus de l’assurance daté du 22 mai 2009) qu’il ne s’agit pas d’une révolution, une telle évolution ne va pas de soi. Il n’y a qu’à constater avec quel décalage par rapport aux autres secteurs économiques la fonction contrôle de gestion s’est laborieusement hissée au niveau de la direction générale en partant d’une fonction d’appui commercial ou en se détachant de la comptabilité! De plus les projets de mise en place vont nécessiter de faire collaborer de nombreuses fonctions de l’entreprise (actuaires, contrôleurs, informaticiens, commerciaux, gestionnaires…). Enfin ces projets vont nécessiter des investissements importants en informatique décisionnelle.

Il s’agit donc là de projets particulièrement complexes, pour lesquels une gouvernance performante permettra d’être “efficace et pas cher”! Rivoli Consulting a toute l’expérience et le savoir faire pour conseiller dans le pilotage de ce type de projet.

La directive applique le terme de « gouvernance » à ce qui porte, en réalité, sur l’organisation du contrôle de gestion. Le texte met en place deux organisations pour remplir deux objectifs : d’une part, fixer la politique de prise de risques de l’entreprise et mettre noir sur blanc des limitations d’engagement, tant à l’actif qu’au passif ; d’autre part, instaurer un système de contrôle interne qui veillera à ce que les procédures écrites de la prise de risques soient respectées à tous les niveaux de l’entreprise, avec la fonction associée de conformité. L’audit interne surveillera l’ensemble gestion des risques-contrôle interne pour qu’il fonctionne bien. Et une fonction actuarielle est isolée, qui évaluera les provisions techniques et coopérera avec le système de gestion des risques pour l’établissement des modèles internes, la politique de réassurance, etc. Le coeur du dispositif tourne autour de la définition, la gestion et le contrôle des risques.

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Dans les mutuelles, le conseil d’administration, donc les administrateurs élus par les sociétaires, va souvent dans le détail de la vie de l’entreprise. La directive va donc amener un rééquilibrage dans l’organisation des mutuelles : la direction générale et les services de contrôle de gestion vont voir leur rôle renforcé dans leurs attributions et leurs responsabilités ; le conseil d’administration interviendra moins dans la gestion quotidienne et se concentrera davantage sur les choix stratégiques et le contrôle des risques. Je pense qu’au final, tout le monde y gagnera, mais cela signifie effectivement une évolution des structures et des habitudes.

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L’informatique de Réunica se rapproche de celle d’AG2R. Le prélude à une nouvelle tentative d’alliance?

Les deux groupes paritaires envisagent une mise en commun de leurs moyens informatiques pour la gestion de la retraite complémentaire:

A la suite des informations publiées par La Tribune, AG2R La Mondiale et Réunica ont confirmé l’existence de contacts « pour étudier la mise en commun de moyens informatiques qui porterait sur l’activité de retraite complémentaire ». Et de préciser que les associations sommitales d’AG2R Isica et Réunica se réuniront le 11 mai prochain « pour examiner cette étude d’opportunité et les suites à lui donner ». Ce rapprochement s’inscrirait dans le cadre de l’Usine retraite, projet informatique lancé en 2001 par les fédérations Agirc-Arrco, afin de faire converger les 12 systèmes d’information des caisses de retraite complémentaire vers un seul. Bref, il ne serait pas question pour l’instant de rapprochement sur l’activité assurance de personnes. « Nous sommes très prudents après l’échec des discussions entre Réunica et Novalis-Taitbout », explique un administrateur d’AG2R, avant de reconnaître : « On commence toujours par l’informatique ». De fait certains sont désireux d’aller bien plus loin qu’une simple mise en commun de moyens informatiques, avec pourquoi pas l’objectif d’une fusion entre AG2R et Réunica. La création du groupe Malkoff Médéric, qui pèse 25% de l’ensemble Agirc-Arrco, a donné le la. « On projetait la survivance de 5 groupes. Depuis Malakoff Médéric, on est plus proche de quatre », lâche un bon connaisseur du dossier. Si le groupe Réunica a un chiffre d’affaires en assurance (500 M€) très inférieur à celui d’AG2R La Mondiale (7,3 Md€), en revanche, sa collecte en retraite complémentaire est supérieure avec 7,8 Md€ contre 5,7 Md€. De plus il est très implanté sur le régime des cadres (Agirc), point faible d’AG2R.

Le 29 avril 2009 par François Limoge de l’Argus de l’Assurance

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