Rivoli lance une enquête sur la mise en œuvre des stratégies
Posté par Didier SERRAT dans Croissance externe, Innovation distribution, Innovation produits le 22 décembre 2009
Cette enquête en ligne s’adresse aux dirigeants d’entreprise et a pour but d’éclairer les conditions de succès et les raisons de l’échec de la mise en œuvre des stratégies. Bien que ce sujet soit au cœur des préoccupations des Conseils d’administration et des Directions générales, il est encore très peu étudié et structuré.
Les résultats seront présentés lors d’un colloque organisé par Sciences Po afin de les éclairer du témoignage de dirigeants d’entreprise. Ils serviront également de base à des enseignements pour les étudiants du Master Stratégie Finance.
Cette enquête ne vous prendra qu’une dizaine de minutes.
Pour recevoir le rapport analysant et détaillant les résultats, veuillez saisir votre email à la fin du questionnaire.
Nous vous invitons à y répondre en suivant le lien ci-dessous :
Nous vous remercions par avance de contribuer par votre réponse au succès de cette enquête.
Le blog de Paul Claudel de 1927 à 1932 depuis l’Amérique
Posté par Didier SERRAT dans Économie le 21 décembre 2009
L’Ambassadeur de France aux États-Unis a tenu un correspondance diplomatique passionnante sur cette époque charnière.
Une plume évidemment superbe dont je ne résiste pas de vous citer quelques extraits. Par exemple celui-ci, la conclusion d’un discours à la Chambre de Commerce Française le 30 janvier 1929. Alors que l’Amérique est le premier fournisseur de la France, celle-ci lui exporte peu. Claudel voit dans les arts décoratifs un domaine où la France peut continuer de disséminer son esprit et développer son influence. À l’époque il n’y avait pas grand chose d’autre à vendre aux américains… Je cite:
J’exprime donc de tout cœur le vœu que la France et l’Amérique trouvent dans le domaine de l’art décoratif la même union féconde qui a été la leur dans celui de l’architecture et dans bien d’autres industries charmantes et utiles qui font l’agrément et la véritable raison d’être de l’existence. Je remercie tous les Français et tous les Américains ici présents qui nous donnent l’exemple de cet heureux enlacement. Et je salue l’avenir splendide que j’entrevoie en portant à mes lèvres, non pas un verre d’eau glacée, mais cette coupe idéale toute remplie d’une liqueur spirituelle et généreuse que la France a toujours présentée à ses visiteurs et à ses amis.
Dans le domaine économique et financier, Claudel a été un témoin de premier plan qui alimentait le Quai d’Orsay de ses alertes sur les dérèglements de l’économie américaine soumise aux spasmes de la spéculation qui allaient l’entraîner et avec elle le monde, dans un récession bien plus violente que la crise que nous vivons actuellement.
Sur les dangers qui menacent la prospérité américaine le 30 mai 1928:
Enfin, l’assiette financière des États-Unis s’est profondément modifiée. Leurs énormes placements les ont soustraits à leur isolement et les ont rendus solidaires du monde entier. Beaucoup d’économies qui servaient de fonds de roulement à l’industrie et à l’agriculture nationale sont maintenant représentées par des titres qui, en temps de crise seraient difficilement négociables. Je n’examine pas ici la contrepartie, mais il est certain que si une crise se produisait en Amérique, les ventes de titres qui en seraient la conséquence avec le tempérament spéculatif qui existe ici seraient une catastrophe pour le monde entier. Nos commerçants ont eu déjà beaucoup à souffrir de la spéculation qui se déchaîne sur les marchandises pour lesquelles nous sommes solidaires de l’Amérique. La domination du marché financier par New York est probablement appelée dans l’avenir à déchaîner quelques ouragans.
Citant le 4 février 1929 un rapport d’une association d’industriels:
L’inflation du crédit dans ce pays, au cours de ces dernières années reflète en grande partie une large inflation des espoirs du monde des affaires qui résulte d’une période de propagande de prospérité persistante et prématurée de la part d’intéressés cherchant à se décharger sur le public de valeurs spéculatives et ne payant pas de dividendes. L’homme d’affaires américain semble chroniquement incapable de se guérir de la psychologie du boom, incapable de voir d’une façon réaliste les conditions industrielles fondamentales et de s’accoutumer à une croissance régulière et modérée du commerce.
Bon mais je ne vais pas vous citer tout le livre…
Paul Claudel La crise, Amérique 1927-1932 Éditions Métaillié Sept 2009
Rien n’a changé… pour certains au moins!
Posté par Didier SERRAT dans Banques le 13 décembre 2009
À lire l’interview de Marcus Angius, Président de Barclays Group dans Les Echos du 11 décembre 2009, on croît rêver.
Déjà le titre: « Il faut veiller à ne pas entamer le crédit de la City ». Ah bon parce que le crédit de la finance ne vient pas d’être entamé par la crise!?
À propos de la City, il faut assurer le « maintien d’un secteur dynamique et performant ». De quelle performance s’agit-il? Celle qui a conduit à bloquer le système financier mondial, à tarir le crédit, à disperser des risques inconsidérés avec touts les conséquences sociales que nous connaissons?
Et un peu plus loin: « La crise pour nous a fourni une opportunité tout à fait incroyable: le rachat des activités américaines les plus saines de Lehman Brothers ». Ça a le mérite d’être direct!
Mais Barclays il est vrai n’a pas recouru à l’aide de l’État. Les autres ont donné le sentiment de se débarrasser de manière désinvolte de cette aide qui pourtant avait été vitale. Et il ne suffit pas de prétexter qu’elle était coûteuse.
Tous les projets sont au point mort: la solution par Dilbert
Posté par Didier SERRAT dans Conduite de projets le 17 novembre 2009
A ne pas manquer: colloque Sciences Po « Plus belle la finance »
Posté par Didier SERRAT dans Banques, Gestion d'actifs, Gouvernance le 17 novembre 2009
Simplicité d’exécution: un critère incontournable dans les initiatives stratégiques
Posté par Didier SERRAT dans Croissance externe le 15 novembre 2009
J’entendais cette semaine sur BFM Radio, Clara Gaymard, Présidente de General Electric Europe Nord Ouest, présenter le projet d’acquisition d’Areva T&D par son groupe dans le cadre d’un appel d’offre.
« Une offre, claire, simple, lisible et …facile à exécuter « .
Rôle des administrateurs des institutions financières actrices de la crise
Posté par Didier SERRAT dans Banques, Gouvernance le 15 novembre 2009
Nous avons déjà abordé ce sujet à propos de « La chute de la maison Fortis » pour regretter que l’essai d’analyse de cette catastrophe financière n’ait quasiment pas abordé cette question. Voir le billet du 30 août.
Nous apprenons avec beaucoup d’intérêt par le site slate.fr qu’une commission du Congrès américain, la commission Angelides,va investiguer le rôle exact des administrateurs des grandes institutions financières telles que Lehman, Bear Sterns, Merril, Citi, Goldman,…
Un exemple concret de fusion-acquisition et quelques détails de sa mise en œuvre
Posté par Didier SERRAT dans Services le 5 octobre 2009
L’exemple n’est pas dans l’entreprise, mais il est très parlant. Il y a quelques jours je lisais un article sur le rapprochement entre la gendarmerie et la police. Une petite révolution dans l’organisation de notre Etat!
Quel rapport avec ce blog?
En fait, depuis que le Parlement a décidé le rapprochement de ces deux forces de sécurité au sein du Ministère de l’Intérieur (l’initiative stratégique), il est maintenant question de l’exécution de cette décision…
Grippe A et la cravate… une révolution vestimentaire en perspective?
Posté par Didier SERRAT dans Services à la personne le 11 septembre 2009
Ah la grippe A !
Les enfants ne rêvent que d’une chose, c’est que 2 cas apparaissent dans leur école pour que celle ci ferme et qu’ils se retrouvent en vacances!
Et les adultes de quoi rêvent-ils? Peut-être de voir la cravate interdite! Car un bruit commence à se répandre, la cravate serait un nid de microbes…
On peut rêver!… Mais avec tout ce que la grippe A suscite, on ne sait jamais.
Problème de blogger, dans quelle catégorie vais-je classer ce billet? J’ai trouvé… « services à la personne »!… On est vendredi soir!
Banque: gestion des risques et gouvernance d’entreprise
Posté par Didier SERRAT dans Banques, Gouvernance le 30 août 2009
La lecture de « La chute de la maison Fortis » de Joan Condijts, Paul Gérard et Pierre Henri Thomas est sur ce sujet de la gestion des risques, comme sur bien d’autres, édifiante et sidérante.
Comment dans une banque où la fonction Risques est stratégique a-t-on pu laisser commettre en 2004 une erreur aussi banale que la décentralisation dans les BU de la responsabilité mettant ainsi le contrôle sous la pression commerciale? (voir page 71). On ne sait pas si le Conseil d’Administration a été consulté sur un tel sujet et s’il a suivi la mise en œuvre.
Puis ensuite affaiblir autant la fonction?
La description du conflit fin 2006 entre la Direction centrale des risques et la « Merchant Bank » qui promeut l’activité de CDO est très intéressante. Il est question d’augmenter les enveloppes pour cette activité de structuration et d’origination des CDO. La direction des risques de crédit ( « la banque du XIX° siècle ») est négative: « il est trop tard pour s’engager sur ce marché américain que Fortis connaît mal ». Le « ketchup risk » est évoqué: le jour où le problème du subprimes éclatera, tout sortira d’un coup… Peu après cet avis le responsable des risques de crédit est affecté à d’autres responsabilités…
Malgré cet avis négatif il est décidé d’autoriser l’engagement supplémentaire mais de soumettre l’accord au niveau supérieur, le comité de politique de crédit. Celui-ci se réunira en l’absence de son responsable, dont on dit qu’il avait donné son accord… Il était déjà parti dans de nouvelles responsabilités et son successeur n’avait pas encore pris ses fonctions. Personne ne se sentait vraiment impliqué.
Imagine-t-on un bateau sans capitaine en pleine mer? Que faisait le Conseil d’Administration?
Dans le deuxième semestre 2007, alors que la crise des subprimes couvait déjà puisque le marché était mort depuis août et qu’il n’y avait plus d’investisseurs, la fonction de Chief Risk Officer est restée vacante pendant plusieurs mois du fait de réorganisations… Le successeur ci-dessus était entre temps enfin arrivé mais on avait déjà décidé de le remplacer.
Fortis avait près de 6 milliards d’euros de CDO qui n’avaient pas trouvé preneurs!
